La classe de 3ème5 était avec Mme Périn pour assister à ce spectacle le mardi 7 novembre 2017. Vous pouvez lire, dans cet article, ce qui est dit de ce spectacle sur le site du Théâtre de Cornouaille.

À travers moi

Gweltaz Hervé / Stevan Vincendeau / Collectif À L’Envers

Deux talentueux musiciens issus des musiques traditionnelles, Gweltaz Hervé et Stevan Vincendeau, partagent leurs acrobaties musicales, aux tonalités jazz, dans un savoureux concert-illustré. À l’inverse du ciné-concert, la musique originale, interprétée en direct, a inspiré la production d’un film d’animation facétieux. À voir et à entendre par toute la famille.

Le premier au saxophone, le second à l’accordéon, Gweltaz Hervé et Stevan Vincendeau sillonnent les scènes depuis plus de dix ans, de cabarets en festivals, sur les routes de Bretagne et d’ailleurs. Une décennie passée à créer, inventer et arranger une musique nourrie d’influences jazz et de musiques du monde. En quête de nouvelles expériences, ils font appel aujourd’hui au dessinateur et réalisateur Pierre Morin pour créer une rencontre inédite entre la musique et le cinéma d’animation. Sur les écrans, installés sur scène, apparait un singe perdu au milieu d’une foule d’hommes-oiseaux. Mis à l’écart, il tente en vain de communiquer avec eux. Jusqu’à sa rencontre avec une petite fille, qui le regarde avec un grand sourire. Main dans la main, ils s’aventurent tous deux sous la mer vers une mystérieuse cité engloutie…

Avec ce road-movie musical, le duo Vincendeau- Hervé aborde des questions simples qui nous préoccupent tous, petits et grands : différence, rapport à l’autre, sentiment d’appartenance. Sur scène ou parfois incrustés dans l’écran, avec plusieurs saxophones, un accordéon diatonique et quelques effets numériques, ils cherchent leurs réponses dans cette bande-son folle, intimiste, drôle et toujours surprenante, dans un incessant dialogue entre la musique et les images.

Durée du spectacle : 50 minutes.


Ce qu’en dit le journal Le Télégramme :

Les 7 et 8 novembre, Gweltaz Hervé et Stevan Vincendeau présenteront leur concert illustré, « À travers moi », au public du Théâtre de Cornouaille. Un spectacle familial aux influences diverses, où l’image se met au service de la musique pour faire voyager le spectateur.

Hier après-midi, au Théâtre de Cornouaille, il suffisait de tendre l’oreille pour repérer la bonne salle. Celle de l’Atelier. C’est dans cette petite salle intimiste de 135 sièges que se jouera le spectacle du collectif À l’Envers, « À travers moi », les 7 et 8 novembre. Mais pour le moment, l’heure est aux répétitions. Pendant quelques jours, les artistes de ce road-movie musical sont en résidence au théâtre quimpérois pour peaufiner les derniers détails avant la répétition publique de jeudi. L’idée de ce spectacle est née il y a deux ans dans les têtes de Gweltaz Hervé et Stevan Vincendeau, le premier est saxophoniste, l’autre accordéoniste. Originaires de la région de Guérande, ils jouent ensemble depuis dix ans. « Ce projet est né il y a deux ans. Nous avions l’envie de créer quelque chose ensemble, un spectacle, un concert… Mais nous voulions autre chose qu’un simple duo de musiciens. On a alors eu l’idée d’agrémenter notre duo en y associant de l’image », explique Gweltaz Hervé.

L’histoire d’un singe…

Mais attention, « À travers moi » n’est pas un ciné concert. Ici, la musique composée par les deux compères est le point de départ du spectacle, contrairement à une bande originale de film où la musique vient se poser sur l’image. « Nous avons commencé par écrire une trame, une histoire. Ce spectacle, c’est l’histoire d’un singe qui voyage… C’est même un voyage onirique, plus qu’une histoire en tant que telle », ajoute le saxophoniste. « Donner trop de détails sur le fond de l’histoire, ça reviendrait à accorder trop d’importance à l’image alors que ce que nous voulons, précisément, c’est que le spectateur se laisse porter par la musique. C’est elle qui raconte l’histoire », complète Stevan Vincendeau. Le collectif s’est déjà produit en répétition publique il y a dix jours, à Saint-Nazaire (44). L’occasion pour l’équipe de revoir certaines parties du spectacle, en fonction des retours du public. « Cet exercice nous aide à faire des choix. C’est hyperpositif », commente Philippe Chasseloup, le metteur en scène.

Des ateliers avec les collégiens de Max-Jacob

Pendant quarante-cinq minutes, le duo de musicien emmènera donc son public, au gré de sa musique aux influences jazz, classiques ou encore bretonnes et des images projetées sur les écrans derrière eux. Parallèlement, la semaine prochaine, avant les deux représentations au Théâtre de Cornouaille, les deux artistes iront à la rencontre des collégiens des classes Cham (classes à horaires aménagés musicales) du collège Max-Jacob pour une série d’ateliers. « Il va s’agir de leur apprendre à créer une trame, à associer la musique et l’image… Et, bien sûr, avoir leur regard neuf sur notre travail sera aussi bénéfique pour nous », indiquent les artistes.

Marianne Simon © Le Télégramme | ME 25 OCT 2017

Voir en ligne : Cliquez ici pour accéder directement au site du « collectif à l’envers »