Cet article relate la cérémonie du 27 mai à laquelle participait la classe de 4ème6. Les trois élèves lecteurs de messages y sont nommés dans le premier paragraphe.

Légende de la photographie : "Cette année, la Journée nationale de la Résistance a été célébrée à la stèle des fusillés à Mousterlin."

C’est à la pointe de Mousterlin à Fouesnant, où furent fusillés 17 résistants, qu’a été célébrée, hier, la troisième journée de la Résistance. Elle commémore la première réunion, le 27 mai 1943 à Paris, du Conseil national de la Résistance.

Le 15 mai 1994, 17 résistants, torturés à la prison Saint-Charles de Quimper, étaient fusillés et enterrées dans les dunes de Mousterlin. C’est sur les lieux même de leur exécution qu’a été célébrée, hier matin, la journée mondiale de la Résistance. 73 ans plus tôt, à Paris, Jean Moulin parvenait à accomplir la mission que lui avait confiée le général de Gaulle, celle d’unir la Résistance intérieure. La cérémonie a réuni autour de la stèle du souvenir des anciens combattants, de nombreux élus, des représentants des autorités civiles et militaires.

Le message commun des représentants de la Résistance du Finistère a été lu par Aldric Parent, Chloé Alvez Da Costa et Clémence Prévet, élèves au collège Kervihan de Fouesnant. Prêtant ainsi sa voix à Alexis Le Gall, président de l’amicale des anciens de la 1r e Division de la France Libre, le jeune collégien a rappelé que « la Résistance commença quand, de Londres et sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle signifia son refus de l’armistice (…) Rares, très rares, furent ceux qui le rejoignirent dans la lutte ».

Des jeunes épris de liberté

Le texte d’Anne Friant, présidente départementale de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr), lu par les deux jeunes filles, a souligné le rôle de la Résistance intérieure dans la libération de la France. « Jeunesse de ce pays, entretenez la flamme de la Résistance, donnez-lui à votre tour, tout son éclat. Continuez l’oeuvre de vos aînés », l’a-t-elle exhortée. La teneur du message ministériel lu par le préfet Jean-Luc Videlaine, représentant de l’État, visait également à transmettre aux nouvelles générations cette « flamme de la Résistance » qui animait les combattants de l’ombre, quelles que soient leurs origines sociales. « Ensemble, ils édifièrent le programme politique et social du CNR pour une République plus ouverte, plus généreuse, plus démocratique ». Ce programme, adopté le 15 mars 1944, comportait notamment le socle de notre modèle social avec, entre autres, la création de la Sécurité sociale, la retraite, le réajustement des salaires pour que chaque travailleur puisse vivre dignement. La fin du message ministériel a voulu s’en revendiquer : « Aujourd’hui, nous devons continuer à moderniser l’État pour le rendre plus juste en conservant l’esprit de bienveillance du CNR ».

© Le Télégramme-28-05-2016