Découvrez l’article du Télégramme du jeudi 22 octobre 2015 évoquant le départ de la Transat Jacques Vabre dimanche avec l’équipage de PREB : Vincent Riou et Sébastien Col. Sébastien Col était venu rencontrer des élèves du collège le mardi 6 octobre. Équipage à suivre sur notre site…

L’article :

Transat Jacques Vabre. Riou : l’homme à battre

A la barre de « PRB », Vincent Riou (à droite) et Sébastien Col font figure de favoris.

Il y a deux ans, Vincent Riou s’était imposé sur la Transat Jacques Vabre avec Jean Le Cam. Cette année, il vient défendre son titre en compagnie de Sébastien Col. Le skipper de « PRB » prévient quand même : « Ce n’est pas du tout la même course. »

Tenant du titre, vainqueur de toutes les courses d’avant-saison, Vincent Riou débarque sur la Transat Jacques Vabre avec tous les regards braqués sur lui. « La dernière fois, ça s’est bien passé. Ce coup-ci, on verra bien. La physionomie de la course est différente parce qu’il y a plus de bateaux (21), il y a un bon niveau général mais on est dans le coup. On n’est pas les plus malheureux », avoue-t-il avant de poursuivre : « Sur le début de saison, on a été présents. Les courses côtières comme on a fait, ce sont des courses qui avantagent un peu les gens d’expérience avec les bateaux polyvalents comme le mien. Maintenant, sur la transat, on attend de voir ce qui va se passer et comment ça va se passer avec impatience. »

Riou : « Pas de scénario idéal »

Une impatience teintée d’une véritable envie d’en découdre : « C’est la première vraie confrontation océanique entre la nouvelle génération de bateaux et les plus anciens. Il y a beaucoup de bateaux performants et beaucoup de 60 pieds de génération antérieure qui peuvent jouer les trouble-fête sur des options stratégiques. »

Jusqu’à présent en effet, les « anciens » étaient toujours devant. Mais le Loctudiste reste sur ses gardes : « Sur cette trajectoire, ça ne va pas ouvrir tant que ça les possibilités mais ça va permettre de voir les points forts et les points faibles de chacun. Il n’y a pas vraiment de scénario idéal, les conditions " normales " nous iraient très bien. »

Le skipper de « PRB » est bien conscient que le juge arbitre sera la météo : « Si les angles au portant sont un peu serrés, les nouveaux bateaux seront rapides. Si c’est un peu ouvert, on sera rapide. La position de l’anticyclone des Açores fera l’arbitre sur la descente de l’Atlantique Nord. Et dans l’Atlantique Sud, si on fait beaucoup de près à la sortie du Pot au Noir, ce sera bon pour les vieux bateaux, si ça adonne très vite, ce sera favorable aux nouveaux. »

Sébastien Col : équipier de haut vol

Le Sud-Finistérien ne veut pourtant rien laisser au hasard. Pour le seconder, il a fait appel à un régatier de haut vol, Sébastien Col. « Comme il n’a pas du tout la même culture que moi, je me suis dit qu’il avait forcément des choses à apporter. On est assez complémentaire. Il est là pour l’efficacité et rien d’autre donc… L’aspect stratégie au large sera plus pour moi, même si Sébastien est un excellent interlocuteur pour faire l’empêcheur de tourner en rond. On a un bon niveau général qui nous permet d’assurer la performance tout le temps. Lui, il sera plus dans la finesse de la recherche de perf et moi plus à me torturer les neurones sur par où on passe, par où vont passer les autres. Mais au final, je vais continuer à régler mon bateau et, lui, va regarder où on va. Après, ce n’est qu’une histoire de communication et de confiance. » Une confiance qu’il a aussi pleinement dans son bateau : « On n’a pas fait évoluer « PRB » cette année, on attendait de voir ce qui allait se passer. Pour le moment tout va bien, on ne va pas non plus se poser trop de questions. Quand on a un bateau déjà existant qui est performant, se lancer dans des aventures… Peut-être si c’est nécessaire mais ça ne sera pas juste pour le plaisir. » Cette Transat Jacques Vabre lui donnera certainement une première réponse…

Départ dimanche à 13 h 02 du Havre.

© Le Télégramme du jeudi 22 octobre 2015 .