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Découvrez l’article du journal Le Télégramme du lundi 20 mars 2017 présentant le spectacle Gianni Schicchi de Puccini qui sera vu par la classe de 3ème6 avec Mme Périn au Théâtre de Cornouaille le mercredi 22 mars 2017.

Recueilli par Éliane Faucon-Dumont

Le Théâtre de Cornouaille invite, demain et mercredi à 20 h, à découvrir Gianni Schicchi, opéra de Puccini. Dans la troupe de la Coopérative, certains Quimpérois, retrouveront le baryton Ronan Nédélec. Celui qui fut élève au Conservatoire et qui mène une belle carrière, a toute sa place dans cette oeuvre teintée d’humour.

On ne vous a pas entendu souvent à Quimper jusqu’à présent. C’est une joie de chanter ici ?

Certainement et je veux insister sur l’accueil que nous ont réservé tous ceux qui travaillent au théâtre. J’ai beaucoup tourné dans le pays et à l’étranger. C’est rare qu’un directeur vienne saluer les artistes à leur arrivée.

Vous résidez à Tours. Jean-Yves Ossonce, chef d’orchestre, vous a beaucoup fait travailler durant le temps où il était à la tête de l’Opéra ?

En quinze ans, il m’a engagé dans 25 programmes différents. C’est beaucoup et je lui en suis reconnaissant.

Les voyages scandent votre vie ?

Là, je reviens du Mexique. J’ai chanté Didon et Enée avec Les Nouveaux Caractères. Nous avons des projets dont un disque réalisé au Festival d’Ambronay qui sortira en septembre.

La Coopérative, vous y arrivez comment ?

J’avais déjà travaillé avec Loïc Boissier, qui est l’administrateur de cette coopérative. Il m’a engagé au sein de cette troupe composée de chanteurs que je connaissais. Déjà c’était chouette. Je suis particulièrement heureux de participer à ce projet tellement motivant.

C’est le piano qui vous accompagne et non l’orchestre… Ça change beaucoup de choses ?

C’est un challenge. Le piano nous oblige à poser autrement notre voix, à aller plus loin dans les nuances. C’est vraiment autre chose.

Vous aimez changer de registre, chanter des œuvres de différentes époques ?

J’ai toujours aimé toucher à tout, j’ai la chance d’avoir une voix qui colle à beaucoup de répertoires et c’est agréable de passer du baroque au classique, au romantisme… L’opéra ne nous fait pas manger, nous les chanteurs, mais émotionnellement et du point de vue de l’engagement ça nous oblige à aller loin. J’adore chanter les « Passions » de Bach. Jamais je ne me lasserai de cette musique. J’ai aussi chanté « Carmen » à Osaka, Vaughan Williams à Paris. Cet été, je tâterai du théâtre en compagnie de Julie Brochen. Nous serons dans le Off d’Avignon.