Ce spectacle de jazz a été vu par la 4ème3 avec Mme Périn au théâtre Cornouaille le vendredi 10 mars 2017.

Voici ce que dit le site du Théâtre de Cornouaille :

"On peut toujours inventer à partir de la tradition, quand elle est aussi bien comprise. Tel est le credo de ce trio jazz emmené par le fougueux tromboniste Fidel Fourneyron. Un Poco Loco, ce sont trois solistes de la nouvelle génération du jazz français, qui orchestrent une promenade en brigade légère au coeur du chef d’oeuvre de Bernstein, West side story."

"Fidel Fourneyron au trombone, Geoffroy Gesser au saxophone et Sébastien Beliah à la contrebasse composent ce petit orchestre de chambre survitaminé. Complices de longue date, ces trois musiciens actifs de la scène hexagonale (collectifs Umlaut, COAX, Orchestre national de jazz…) s’emparent de standards historiques pour élaborer un travail raffiné sur le son, mêlant au vocabulaire traditionnel un vrai langage de musiciens d’aujourd’hui.

Respect et fantaisie, élégance du son acoustique, puissance rythmique et mélodique du jazz des années trente, les trois voix se fondent, s’entrechoquent, se rejoignent, et construisent ensemble une dramaturgie toujours nouvelle, spontanée et vivante. Après avoir revisité le répertoire be-bop des années quarante et cinquante, ce trio malicieux a décidé cette fois de s’attaquer à un monument de la culture américaine : West side story. Les thèmes inoubliables de Léonard Bernstein sont à leur tour mis à nus puis vêtus à neuf. Tony, Maria, les Jets et les Sharks sont gentiment bousculés, et la magnifique partition est prétexte aux jeux les plus fous pour ces trois virtuoses hors pairs. Le résultat est jubilatoire !"

Une virtuosité confondante, de l’élan, en définitive largement de quoi prendre plaisir avec eux. Bravo messieurs, et encore ! (JAZZ MAGAZINE)

Le lien cliquable vous en donne plus sur le groupe.

Extrait : "Un Poco Loco est la relecture par trois improvisateurs français d’aujourd’hui du répertoire be-bop des années 40 et 50 avec une préférence pour les standards teintés d’exotisme.

Avec respect et fantaisie, le trio s’empare de thèmes méconnus ou inattendus pour élaborer un travail raffiné sur le son et Culture Jazzla dramaturgie, mêlant au vocabulaire traditionnel leur langage de musiciens baignés dans la culture contemporaine"

Et aussi : http://jazzmigration.com/laureat/un-poco-loco/


Article publié le 20 février 2017 dans le journal Le Télégramme

Propos recueillis par Gilles Carrière Un Poco Loco, ce sont trois solistes de la nouvelle génération du jazz français, qui orchestrent une promenade en brigade légère au coeur du chef-d’oeuvre de Leonard Bernstein, « West Side Story », qui sera présenté le 10 mars au Théâtre de Cornouaille. Entretien avec le trombone de la troupe.

Qu’est-ce qui a poussé votre formation à se pencher sur « West Side Story » ?

Un Poco Loco avait déjà travaillé sur les années 50. On cherchait une oeuvre longue. L’idée de reprendre du Gershwin nous a un moment traversé l’esprit. On s’est finalement rabattu sur « West Side Story », qui est une grande oeuvre pleine de morceaux connus. Jouer à trois constituait aussi un défi amusant…

La bande-son du film est riche en outre en orchestrations comme en parties vocales très travaillées. Comment aborde-t-on cette oeuvre dans une formule légère ?

Sur de petits passages, le groupe demeure fidèle à l’oeuvre originale tout en prenant pas mal de libertés artistiques. Les procédés diffèrent, en fait : on zoome ou dézoome (sic) sur la musique !

« West Side Story » est probablement le classique des classiques de la musique populaire de la deuxième moitié du XXe siècle. À un point que la bande-son du film s’est hissée pendant 54 semaines au sommet du Billboard américain, un exploit inégalé à ce jour. Quels sont les hits qui vous fascinent parmi ce kaléidoscope sonore ?

« America » nous vient immédiatement à l’esprit à un point qu’on en a trois versions ! « I Feel Pretty » m’a beaucoup influencé aussi ; c’est ce morceau d’ailleurs qui a donné le titre à l’album « Feelin’ Pretty » qui sortira le 21 avril. L’étape quimpéroise sera la première !

Qu’est-ce qui, selon vous, confère une forme d’immortalité à ces classiques de Bernstein ?

Les bons morceaux donnent envie de les écouter comme de les rejouer ! La force d’un beau thème est qu’il reste très puissant quelle que soit la façon dont il est réinterprété. Transformer un son nous intéresse tout particulièrement ! Un Poco Loco fonctionne ainsi. Ça n’est pas un hasard si « Feelin’ Pretty » sort sur Umlaut Records. Le umlaut, en allemand, désigne en effet le changement de timbre d’une voyelle.

Pratique
« West Side Story Project » par Un Poco Loco, le 10 mars à 20 h au Théâtre de Cornouaille. Renseignements : 02.98.55.98.55.

© Le Télégramme

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