« Gogo Penguin (Chris Illingworth, Nick Blacka et Rob Turner), vendredi sur la scène du Théâtre de Cornouaille : un jazz inventif, haut de gamme. »
Ce spectacle a été vu le vendredi 4 décembre au théâtre de Cornouaille par les 3ème1 et 3ème6 avec Mme Périn.
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"Dans l’univers centenaire du jazz, on croit parfois avoir tout vu et entendu. Erreur : il y a de l’autre côté du Channel trois Mancuniens rusés qui estiment qu’il n’est pas vain d’expérimenter.

Nos jeunots se sont affublés d’un patronyme ridicule ? Gogo Penguin ? mais leur musique est loin de l’être. Les 500 spectateurs réunis vendredi au Théâtre de Cornouaille ont d’ailleurs pu se rendre compte que Gogo Penguin n’a rien d’un combo de manchots. Leur art s’appuie sur des tics empruntés au rock et à l’électro. Bref, c’est un peu comme si Gogo Penguin s’était jumelé avec Massive Attack, Brian Eno, Aphex Twin, Jon Hopkins. Par miracle, ça dégage une chaleur immédiate à faire fondre la glace. Le show ? à l’image de « Break », le troisième morceau du set ?, s’avère incroyablement créatif, jamais roboratif et défile à un train d’enfer, aéré par des vignettes inédites à sortir sur un prochain album en février 2016. Seul le contrebassiste (fougueux) Nick Blacka s’exprime ça et là dans un français hésitant. Pour autant, il ne faudrait pas en faire un leader. Car Chris Illingworth au piano (inventif) et Rob Turner à la batterie (claquante) jouent toujours en rangs serrés, sans parader. Bref, la musique ici est plus importante que ceux qui la font. Avant la séquence rappels, le trio exécute un « Protest » superbe de précision, jouissif dans l’exécution. Jusqu’au bout, Gogo Penguin affirme décidément la carte excellence. Un tel niveau de compétence laisse presque sans voix ! "

© Le Télégramme - dimanche 6 décembre.