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« La finale académique des olympiades de sciences de l’ingénieur avait lieu cette année au parc des expositions de quimper et a été organisé par le lycée Yves-Thépot. Les images de Mickaël Chevert. »

A noter : Quatre classes de 3e du collège Kervihan étaient présentes.

La finale académique des olympiades de sciences de l’ingénieur avait lieu cette année au parc des expositions de quimper et a été organisé par le lycée Yves-Thépot. Les images de Mickaël Chevert. La finale académique de la 6e édition des Olympiades s’est déroulée avec succès, jeudi, au parc des expositions. Plus de 70 groupes d’apprentis ingénieurs ont démontré leurs capacités d’inventivité et de créativité en proposant des projets innovants à un jury conquis.

Ils étaient nombreux, jeudi matin, à avoir pris place dans les stands où était exposé le fruit de leur créativité, le projet qu’ils ont façonné tout au long de l’année. Plus de 70 groupes de lycéens, venus de toute la Bretagne, étaient là pour dévoiler leur invention qui, peut-être, équipera les foyers ou entreprises de demain. Professionnels et collégiens curieux étaient également présents.

Des projets ingénieux et diversifiés

Inventivité et créativité ne manquaient pas. Des projets aussi nombreux que diversifiés étaient proposés : jeux d’échec à commande vocale, casque à réalité virtuelle augmentée, serre autogérée, voiture à propulsion éolienne… Les idées ont fusé dans la tête des étudiants qui ont pu découvrir le projet de leurs collègues. « C’est mieux que ce à quoi je m’attendais. On rencontre des gens qui font la même chose que nous. Il y a des différences de budgets entre les lycées mais il y a énormément d’inventivité », témoignait Arsène, en terminale au lycée Lesage, à Vannes, et venu présenter son projet arrosage automatisé, en compagnie de ses coéquipiers. Ces projets, lancés au début de l’année scolaire par ces étudiants, ont demandé beaucoup d’efforts et de concentration aux apprentis ingénieurs. « On y a travaillé 36 heures en classe, pendant l’année, à compter de deux heures par semaine. Mais, officieusement, c’était beaucoup plus, car on travaillait aussi en dehors. Les cours en classe servaient avant tout à voir l’avancement du projet avec les professeurs », racontait Félix, en première SI au lycée Maupertuis de Saint-Malo.

L’oeil des professionnels

De nombreux professionnels étaient également présents salle de l’Artimon pour présenter leurs différentes entreprises et garder un oeil sur les inventions de demain dont ils pourraient, eux aussi, bénéficier. « On voit si les jeunes ont la fibre, s’ils sont intéressés. On a besoin d’eux, ils sont l’avenir. On regarde, bien évidemment, les projets innovants que proposent les futurs ingénieurs, ça peut intéresser les entreprises, il y a de très bonnes idées », expliquait Jean-Christophe Marchadour, ingénieur d’affaires chez ErDF. L’après-midi une table ronde était organisée au pavillon. Six représentants d’entreprises telles que Saupiquet, Bolloré ou Sabella ont animé un débat autour de sujets tels que les énergies nouvelles, le développement, l’emploi dans le secteur de l’ingénierie, la parité… L’occasion pour eux de donner leur point de vue sur l’entreprise en France et de répondre aux questions des étudiants.

Cérémonie et remises de prix

C’est Hervé Riou, fondateur des Olympiades, qui ouvrait le bal des récompenses, accompagné tour à tour par des personnalités locales et les porteurs de projets. Le prix des collégiens était remis aux étudiants de Chaptal de Saint-Brieuc pour le Timmy Fauteuil, fauteuil qui prévient les secours en cas de malaise de la personne. Opération réussie aussi pour le lycée Thépot puisqu’une de ses équipes décrochait la 5e place pour leur dispositif d’accès au bain pour les personnes à mobilité réduite. Les heureux lauréats de la finale académique, du lycée Jean-Guéhénno, à Fougères, remportaient la compétition avec leur locking bag, sac à main antivol qui se referme et envoie un SMS en cas de perte. Les sept premiers groupes des Olympiades auront l’occasion de tenter leur chance le 20 mai, au techno-centre de Renault, à Guyancourt (78), pour, pourquoi pas, décrocher le 1e r prix national.

© Le Télégramme - Samedi 2 mai 2015