Découvrez cet article publiés dans Ouest-France et Le Télégramme le 10 décembre 2016. Ils concernent également (et surtout) la prise de possession de notre tout nouveau défibrillateur en partenariat avec l’association « En hommage à Erwan ».

Nous sommes en 2009, la vie de Corinne et Daniel Primot bascule. Ce jour-là, leur fils pratiquait son sport favori dans son établissement scolaire avant de décéder d’un arrêt cardiaque à l’âge de 15 ans. Depuis, ses parents se mobilisent « pour que cela n’arrive plus jamais ».

Six mois après le drame de la mort de leur fils, Corinne et Daniel ont créé l’association « En hommage à Erwan ». Aujourd’hui, elle compte près de 300 adhérents. « Nous nous battons pour former le plus de gens possible aux gestes de premiers secours », dit Corinne Primot. « Mais aussi pour équiper les établissements scolaires de défibrillateurs. Car c’est un outil qui offre de 50 à 60 % de chances de survie supplémentaire », appuie son époux. L’association installait, jeudi, son 25e défibrillateur au collège de Kervihan. « Nous les finançons au travers de diverses actions ». Et grâce au soutien de gens comme Claude Baron, qui a vécu un drame similaire à la famille Primot. « Nous espérons qu’ils ne serviront jamais ».

« C’est bien dommage car on saute des étapes »

Les membres de l’association ont été reçus à Kervihan par le principal, Alain Troëlle et son adjoint, Xavier Pivert. Mais également par des élèves qui, le matin même, initiaient la formation « Gestes qui sauvent ».
Une formation voulue par la ministre de l’Éducation nationale après les attentats parisiens, pour tous les élèves de 3e. « 183 élèves seront ainsi formés par Stéphane Mandé et Florence Danière, enseignants référents, au cours de l’année scolaire », précise Alain Troëlle. Cette formation de deux heures remplace le PSC1, formation de base aux premiers secours de huit à dix heures, qui était obligatoire jusqu’à l’année dernière dès la 5e. « C’est bien dommage car on saute des étapes, regrette Daniel Primot. La formation PSC1 était bien plus complète ». De son côté, l’association a déjà formé plus de 800 personnes en sept ans. « Ça existe aussi chez les jeunes. On appelle cela la mort subite du sportif : pas de pathologie, pas d’antécédents. Ce n’est pas détectable ». Le principal rappelle sa satisfaction, mais également le manque de temps. « La mise en place du défibrillateur vient compléter une démarche de sécurisation du collège et de formations des acteurs internes : mise en place d’un portillon commandé à distance avec interphone, d’un registre des entrées-sorties, exercice PPMS Attentats intrusion avec les gendarmes ».

Site internet
http://enhommageaerwan.e-monsite.com

© Le Télégramme -10-12-2016


Découvrez également l’article du journal Ouest-France du 10 décembre 2016.

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