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Trente collégiennes de 3e du collège Kervihan ont été accueillies au lycée Thépot dans le cadre de la 4e édition de l’opération nationale « Sciences de l’ingénieur au féminin » initiée par les associations « Elles bougent » et « UPSTI ».

Cette action qui a pour objectif de sensibiliser les collégiennes et lycéennes aux carrières scientifiques et technologiques au travers des témoignages d’ingénieures, techniciennes et élèves ingénieures.

Des intervenantes au parcours très différent

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Neuf intervenantes, des entreprises Thalès (Under water systems), Bolloré (Blue solution), EDF, Sabella, Hema, les sentinelles du web, et de Quimper communauté , sont venues apporter leurs témoignages et montrer que des parcours scientifiques et techniques féminins sont possibles.

L’après midi a débuté par le témoignage d’une dizaine de jeunes filles du lycée Thépot qui ont expliqué leur choix de formation (Bac S sciences de l’ingénieur, Bac STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) et
Bac Pro Etude et définition de produits industriels).

Une vidéo de madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale a été projetée avant que chaque intervenante se présente.

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Des tables rondes ont permis à chaque intervenante d’échanger avec une dizaine de collègiennes ou lycéennes.

L’après midi s’est conclu par une petite collation offerte à toutes les participantes qui a été l’occasion de prolonger les échanges.

L’enjeu de cette rencontre est de taille : ces métiers sont porteurs d’emplois, offrent de très belles carrières, dans des domaines d’activité très variés. Mais, pour l’instant, les femmes y sont sous-représentées. En France, seulement 1 ingénieur sur 5 est une femme.

Les objectifs

Cette rencontre avait pour objectifs :

  • de sensibiliser les collégiennes et lycéennes aux carrières scientifiques et technologiques, au travers des témoignages d’ingénieures, techniciennes et élèves ingénieures ;
  • de les informer sur la variété des métiers et des parcours de formation menant aux emplois d’ingénieur ;
  • de susciter des vocations pour des métiers d’avenir dans l’industrie, sources d’innovations technologiques, et nécessaires au renouvellement et à la pérennisation de notre appareil industriel dans sa globalité ;
  • et de leur donner de l’ambition dans leur parcours professionnel.
« Elles bougent » s’appuie sur le réseau de l’association « UPSTI », qui par ses actions vise à valoriser les formations scientifiques et technologiques, à promouvoir l’égalité des chances et rassemble tous les professeurs qui enseignent les Sciences de l’Ingénieur, partout en France, dans les lycées et les classes préparatoires.

Portrait d’une intervenante : Diane Dhomé

Le Télégramme Jeudi 24 novembre

Diane Dhomé
Diane Dhomé

Bonne élève, Diane Dhomé s’est inscrite en prépa sans avoir de véritable projet en tête. Elle ne le regrette pas aujourd’hui. Elle est ingénieur chez Sabella.

Diane Dhomé, 28 ans, aujourd’hui ingénieure, chef de projet hydroliennes chez Sabella, était l’une des neuf femmes invitées, hier, au lycée Thépot, à Quimper, à venir témoigner de son parcours à l’occasion de la 4e édition des Sciences de l’ingénieur au féminin.

« J’étais bonne élève alors je suis allée en S... » Le bac en poche, Diane Dhomé, originaire de la région parisienne, s’inscrit en prépa sans idée précise sur la suite de son parcours. C’est ce qu’elle a expliqué, hier après-midi, au lycée Thépot, aux nombreuses collégiennes venues s’informer sur les métiers d’ingénieur.

« Durant cette première année de prépa, on nous a conseillé de nous entraîner en passant le concours des Petites mines accessible à partir de bac + 1. Je me suis intéressée de plus près à leurs formations et j’ai vu qu’il y avait des options qui me plaisaient. J’ai été reçue et j’ai choisi Nantes pour me rapprocher de la Bretagne. Je ne voyais pas l’intérêt de faire dix heures de maths et de physique par jour en 2e année. Je n’avais toujours pas d’idée de ce que je voulais faire. Je voulais travailler dans le monde de la mer car je fais de la voile ».

Double diplôme

Sa promo compte entre 150 et 200 étudiants, dont 30 % de filles. Un pourcentage élevé par rapport à d’autres écoles d’ingénieurs. Diane Dhomé ne s’y est d’ailleurs jamais sentie mal à l’aise. C’est au cours d’un projet à l’École des mines de Nantes qu’elle découvre l’énergie marine. « C’est à ce moment-là seulement que j’ai su ce que je voulais faire  ». Et la jeune fille s’en donne les moyens. « J’aimais bien les études alors j’ai continué un an de plus. J’ai passé un double diplôme, un master en systèmes énergétiques durables en Suède. J’ai ensuite fait mon stage de fin d’études de six mois chez DCNS où j’ai travaillé quelque mois ensuite.

Puis j’ai décidé de m’inscrire en Mastère spécialisé à Brest en énergies renouvelables  ». La formation est payante. « Il y avait six mois de cours et six mois en entreprise. J’ai toujours fait mes études dans le public. Là, c’était la première fois que je payais pour mes études, environ 6.000 €. Nous n’étions que huit dans la promo, car la première promo, l’année précédente, avait eu du mal à trouver des stages  ».

Le stage débouche sur un CDI

Diane Dhomé n’a eu aucune difficulté à trouver une entreprise prête à l’accueillir. « J’ai fait mon stage chez Sabella. Quatre ans et demi plus tard, j’y suis toujours  ».

La jeune femme qui avait, dans un premier temps, projeté de partir à l’étranger n’a pas de regrets. « Lorsque j’ai commencé, nous n’étions que trois stagiaires et six salariés, le patron compris. Aujourd’hui, nous sommes plus d’une quinzaine. Ce qui est intéressant c’est qu’il s’agit d’une petite entreprise. On est obligé de toucher un peu à tout et on a de grandes responsabilités. Je suis allée en Italie, j’ai participé à une opération en mer pour immerger une hydrolienne, je suis allée au Chili présenter Sabella, sur une petite île en Indonésie pour étudier la possibilité d’y installer une hydrolienne sur un site… Je m’occupe aussi du site de l’entreprise et de Facebook  ».

La jeune femme ne compte pas ses heures. Elle ne s’est pas encore projetée dans l’avenir. « Pour moi, avoir une vie de famille ce n’est pas incompatible avec ce métier. J’ai un collègue de travail qui vient d’être papa pour la 2e fois et il peut amener ses enfants à l’école ».

Alors aux jeunes filles qui hésitent à suivre le même parcours qu’elle, Diane Dhomé ne leur dit qu’une seule chose : «  Allez-y ! »

© Le Télégramme

Communiqué de presse

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Retour sur l’édition 2015, au lycée Thépot, à laquelle le collège avait déjà participé :

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