Simon Fournier et Vincent Helpin ont pris la route de Pékin, hier matin

Ils s’étaient promis de partager un voyage à leur entrée dans la vie active (Le Télégramme d’hier). Simon Fournier, 27 ans, et Vincent Helpin, 26 ans, ont tenu parole. Après avoir démissionné de leur travail d’ingénieur dans la construction durable, les deux jeunes Cornouaillais sont partis hier matin de l’esplanade François-Mitterrand. Ils ont enfourché leur vélo peu après 9 h, direction Ploemeur, dans le Morbihan, première étape de leur périple de 18.000 km jusqu’à Yantaï, une ville située au sud de Pékin, largement investie par les entreprises françaises.

Une aventure d’un an sérieusement préparée, notamment par un Paris-Berlin, l’an passé. Sur leurs vélos, hier, de 25 à 30 kg de matériel. Et pour cause : si les premières étapes françaises seront marquées par des arrêts chez des proches, une fois la frontière suisse traversée, l’aventure aura pris un premier tournant avec une toile de tente comme hébergement pour traverser le premier des 22 pays figurant sur le trajet établi dans les grandes lignes. Les deux globe-trotters entendent prendre le temps, histoire de rencontrer les habitants de chaque région pour s’intéresser à leurs architectures traditionnelles. Pas question pour autant de prendre des risques démesurés. Ils emprunteront le couloir situé entre l’Ukraine et la Syrie, en passant par la Turquie et l’Iran.

« On ne réalise pas trop que c’est le départ, ça va venir après quelques dizaines de kilomètres », commentait, hier matin, Simon Fournier. Au terme de leur première étape longue de 80 km, ils étaient attendus en fin d’après-midi dans le Morbihan.

Pratique : Pour suivre les deux cyclistes, www.quimperpekinavelo.com

© Le Télégramme