info document -  voir en grand cette image

Découvrez l’article du journal Le Télégramme du jeudi 5 avril 2018.

Légende de la photographie : "Au fort de Montbarey, les collégiens fouesnantais se sont plongés au coeur de la Seconde Guerre mondiale."

Les chemins de la mémoire ont guidé, cette semaine, les pas des élèves du collège Kervihan au fort de Montbarey, à Brest. Une classe de 3e a ainsi investi le Mémorial des Finistériens, accueillis par Catherine Ferré-Jardinier, présidente de l’association. La classe de Marie-France Grall (histoire-géographie) et Gaëlle Le Saux (français) participe cette année au Concours national de la Résistance. Cette visite, initiée par Joël Chandelier, correspondant défense de la municipalité, s’imposait donc dans cette démarche citoyenne.

1.553 jours d’occupation

En matinée, les élèves ont été attentifs aux propos de Catherine Ferré-Jardinier sur le bombardement de Brest en 1940 et la Seconde Guerre mondiale. La présidente de l’association a ainsi présenté un historique de cette période trouble en Nord-Finistère. Elle a notamment insisté sur le thème 2018 du concours, « s’engager pour libérer la France ». Elle a raconté aux élèves l’invasion des troupes allemandes, le 19 juin 1940, et la libération de la ville le 18 septembre 1944. « Après 1.553 jours d’occupation et un siège de 43 jours. Brest et ses habitants ont subi 165 bombardements et 480 alertes, qui firent 965 morts et 740 blessés graves ».
Les élèves sont ensuite partis à la découverte des différentes salles retraçant une période bien précise avec cartes, images et matériel d’époque. « L’émotion était forte lorsque les collégiens sont entrés dans la salle où est entreposé un wagon de la mort qui a servi à la déportation des juifs. On y entassait jusqu’à 100 personnes pour un voyage qui durait parfois quatre jours », dit Joël Chandelier. L’après-midi, la petite troupe a visité l’Escadrille des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (ESNLE), au coeur de la base navale. C’est là même que les sous-mariniers s’entraînent avec des simulateurs grandeur nature.

© Le Télégramme-05-04-2018

Voir en ligne : Cliquez pour voir la photographie en grand format.