Découvrez cet article du journal le Télégramme du vendredi 30 octobre.
(à noter que ce vendredi matin, Banque Populaire a pris la tête de la catégorie Imoca).

Riou : « Le plus dur est fait »

Après une troisième dépression attendue la nuit passée pour les monocoques, l’horizon s’éclaircit et la promesse des vents portants remonte le moral des troupes. Les Ultimes Sodebo et Macif, eux, glissent le long des côtes africaines.

Hier, en début d’après-midi, les premiers 60 pieds IMOCA sont passés dans l’est de Sao Miguel, (archipel des Açores) et c’est PRB qui emmenait la flotte. Vincent Riou et Sébastien Col ont cravaché pour ne pas se faire prendre par une nouvelle dépression.

Encore 40 noeuds

« Je suis content d’être devant. Nous sommes juste positionnés devant la baston. Ça valait le coup de faire avancer vite et bien le bateau ces dernières heures. Disons que l’horizon est dégagé pour nous. Je pense que nous sommes bien placés pour la suite. Sans aucun doute, le plus dur est fait », confiait le Bigouden. Les quatre premiers, à savoir PRB, Banque Populaire, Quéguiner Leucémie Espoir et SMA devaient être épargnés par le coup de vent. Pour les autres concurrents de la classe IMOCA et les Class 40, la punition promettait d’être encore sévère avec des rafales de sud-ouest à 40 noeuds, pendant quelques heures, sur l’archipel des Açores. Après ce nouveau "coup de chien", les équipages à l’épreuve depuis le départ du Havre, dimanche dernier, devraient pouvoir choquer les écoutes et enlever les cirés. Mais ces dépressions successives ont déjà bien éclairci la flotte (lire par ailleurs).

Banque Populaire accélère

Au reaching (vent de travers) avec 20 noeuds sur une mer moins formée, les bateaux de tête IMOCA affichaient de belles moyennes. Banque Populaire profitait de ces bonnes conditions pour faire parler ses plans porteurs (foils) et pousser un peu le curseur. Avec plus de 18 noeuds de moyenne sur deux heures, Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly étaient les plus rapides, hier après midi. « Nous allons vivre une période de transition, avec d’autres conditions de vent, de mer de manoeuvres. Nous commençons à prendre un rythme classique d’une régate. On surveille le nouveau Banque Populaire de près, le début était assez tonique, les conditions de mer étant compliquées. On est à l’écoute du bateau, quand ça va trop vite, on lève le pied. On attend de pouvoir enlever les cirés, les bottes, on est très humide à bord, on a hâte de pouvoir être au sec », confiait Armel Le Cléac’h. Un désir qui devrait se réaliser aujourd’hui. Les duos des Ultimes goûtent au plaisir de la glisse depuis un moment et Sodebo et Macif se livrent un superbe mano à mano entre le Maroc et la Mauritanie à plus de 25 noeuds. « Le vent s’est relevé après une nuit molle et on accélère entre 25 et 30 noeuds, on se bat pour ne pas décrocher. Le bateau va bien, nous avons eu des petits soucis électroniques après le Cap Finisterre mais il n’y pas pas de gros problèmes sur le bateau », expliquait Pascal Bidégorry. Compte tenu de la jeunesse de ce trimaran et de son manque de mise au point, on se faisait du souci pour ce binôme. Mais le baptême du feu a été bien négocié. Macif est toujours en piste et embuscade à une cinquantaine de milles derrière le leader Sodebo.

Dans le sillage de PRB en tête des IMOCA , Banque Populaire, du duo Le Cléac’h-Tabarly avait haussé le rythme, hier après- midi.

© Le Télégramme du vendredi 30 octobre 2015

Découvrez également l’article du journal Ouest-France - "Vincent Riou - Hâte enlever les cirés" publié le vendredi 30 octobre 2015

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